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Reconstitutions historiques

Dourdan couvre un espace occupé depuis la préhistoire. L’eau, la forêt, les sols offrent les moyens d’existence nécessaires à l’implantation durable des hommes. Lors de fouilles archéologiques, les témoignages de présence humaine se sont accumulés.

   Pour tenter de faire revivre les temps anciens, les ‘Amis’ ont d’abord constitué une troupe médiévale. En costumes, ils font connaître les jeux, les habits, les armes, les plantes, les épices, les mets … en usage au Moyen Age.

   Les ‘Amis’ accueillent des troupes de diverses époques pour initier les visiteurs aux us et coutumes des anciens habitants de Dourdan.

L'Hermione

Les Amis du Château et du Musée de Dourdan, passionnés d’Histoire et de reconstitution XVIIIe siècle, ont rendu une première visite à l’Hermione en 2013. Quelques apparitions de soldats montant la garde sur le pont de gaillard de la frégate de guerre de Louis XVI au printemps, puis un bivouac en juillet. Cette saison 2014, nouvelle opération sur zone pour les soldats et leurs compagnes au printemps et le 14 juillet, à l’occasion de journées costumées.

 

Histoire d’une frégate mythique…

L’Hermione est une frégate de guerre (dite « frégate de 12 » à cause du calibre de ses canons : canons de 12 livres, correspondant au poids du boulet). Sa construction a été ordonnée par Louis XVI, au moment de la Guerre d’Indépendance américaine. La France s’est mise à augmenter les cadences de travail dans les arsenaux du royaume afin d’envoyer de l’aide aux américains qui luttaient pour leur indépendance face à l’occupation anglaise. L’arsenal de Rochefort a reçu la commande de plusieurs bateaux de guerres de différentes tailles, dont la frégate l’Hermione. Ce navire de 44 mètres de long et 11 mètres de large, a été réalisé en 6 mois à peine. Un délai extrêmement court, puisque la moyenne à l’époque était plutôt de 11 mois pour ce genre de construction. En 1780, l’Hermione aura le privilège de mener le marquis de La Fayette en Amérique lors d’une traversée de l’Atlantique qui dura 38 jours.

l'Hermione

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reconstitution

Depuis 18 ans, la réplique de cette frégate est en construction dans une forme de radoub de l’arsenal. Les travaux touchent à leur fin et le premier voyage d’essai en mer est prévu pour septembre 2014. Quant au voyage en Amérique, il s’effectuera au printemps 2015. Les équipages sont déjà à pied d’œuvre pour s’entraîner aux manœuvres et apprendre à entretenir cette frégate de guerre toute en bois, cordages de chanvre et voiles de lin.

 

Personnages costumés…

Pour faire découvrir cette histoire hors du commun, Stéphanie, l’une des guides du chantier, a eu l’idée de créer un personnage nommé La Bise, inspiré par l’histoire du port de Rochefort. Depuis quelques mois, des visites nocturnes sont effectuées à bord de l’Hermione.

La Bise est un écrivain du port de Rochefort, en 1780.

Les écrivains de Marine étaient chargés de consigner par écrit (parfois en triple exemplaires !) tout ce qui était relatif à la gestion du port et de l’arsenal : compter les matériaux, les dépenses, les recettes, les hommes, les marchandises… Ils remplissaient jour après jour de lourds registres pour les archives de la Marine. Ces écrivains manquaient cruellement de reconnaissance et n’avaient aucune possibilité d’évolution dans leur carrière, pour certains. Un métier ingrat, en somme. Le choix de ce personnage est une manière de rendre hommage à ces officiers de plume, ces hommes de l’ombre, grâce à qui nous avons des rayonnages d’archives précieuses.

Son surnom de La Bise viendrait du fait que ce personnage se déplace fort rapidement en déplaçant de l’air, du vent… Et que parfois ses petites réflexions désagréables sont cinglantes comme la bise, ce petit vent froid caractéristique du nord.

"La bise" au travail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est accompagné, pour ces visites hors la loi, par deux marins du port, recrutés dans les auberges du coin. Rémunérés par La Bise à grand renfort de boisson, les deux marins se chargent d’expliquer le fonctionnement du canon, d’aider les visiteurs à descendre les escaliers périlleux et de recréer l’ambiance d’une frégate du XVIIIe siècle.

Les visites du soir sont basées sur des documents d’archives : courriers, journal de bord, cartes authentiques.

Il était tout naturel que La Bise invite les Amis du Musée de Dourdan à participer à cette aventure nocturne. Ce fut le cas lors de la première visite de la saison en avril dernier. Une mémorable explication autour du canon, un dortoir animé plus vrai que nature et toujours la bonne humeur et passion de l’Histoire.

 

Les écrivains de la Marine au XVIIIe siècle

 

Dans la Marine Royale du XVIIIe siècle, il existe différents corps. Tandis que les officiers d’épée ont la charge de combattre en mer, les officiers de plume sont chargés de  l’administration dans les ports, les colonies et à bord des navires. Ce sont des officiers civils répartis en trois catégories : les écrivains ordinaires, les écrivains généraux et les écrivains principaux.  Ces administratifs de l’ombre ont pour tâche de tout écrire et répertorier dans des registres, afin de faciliter la gestion. A Rochefort, en 1744, ils sont au nombre de 105.

 

L’écrivain ordinaire prend note de tout : les matériaux de construction, les dépenses et les recettes, les gens de mer appelés au service du roi, les ouvriers, les soldats à embarquer, les vivres… Un travail ingrat et fastidieux : il faut tout noter en double, voire en triple exemplaire ! Cela permet de contrôler n'importe quel service en cas de dysfonctionnement, ou tout simplement d’arrêter les comptes en fin d'année. C'est à partir de ces données que les bureaux centraux de la Marine prennent leurs décisions. A Rochefort on compte 52 écrivains ordinaires, en 1744. Ils forment la masse des employés aux écritures.

 

Les écrivains généraux, quant à eux, sont peu nombreux : 2 seulement à Rochefort, en 1744. Ils sont chargés de faire l’appel des ouvriers et de vérifier le travail des écrivains ordinaires. Ce grade intermédiaire souffre d’un manque de considération évident. Les écrivains généraux sont vus comme « la récompense des anciens services de gens bornés ou qui par diverses circonstances ne peuvent pas prétendre d’autre avancement » (rapport de Ruis-Embito, Rochefort, 1750).

Une véritable voie de garage sans possibilité d'évolution de carrière !

 

Les écrivains principaux sont 14 à Rochefort en 1744. Ils exécutent les ordres du commissaire. Ils n’ont aucun pouvoir d’initiative, mais un rôle de répartition des tâches. Contrairement aux autres catégories, ils peuvent aspirer au grade de commissaire ordinaire et monter dans la hiérarchie. Certains noms célèbrent prouvent que l’on peut très bien réussir : ce fut le cas de Bégon, qui fut intendant du port de Rochefort. Mais tous n’ont pas eu le privilège de laisser leur nom pour la postérité…

 

Sans le travail de fourmis de ces écrivains de l’ombre, nous n’aurions pas autant de documents dans nos archives. Ces listes interminables, ces documents administratifs a priori sans grand intérêt, patiemment recopiés, sont la mémoire de la Marine et une source d’informations inépuisable pour les chercheurs d’aujourd’hui.

Stéphanie ROUMEGOUS

Sources

Jean-François ASSELIN, Les officiers de plume entretenus à Rochefort en 1744. Étude administrative et sociale, D.E.A., dirigé par Michel Vergé-Franceschi, Paris IV-Sorbonne, 2005, p. 5. Les informations ci-dessus sont tirées de ce travail.

Jean-François ASSELIN, Les officiers de plume dans la marine royale au XVIIIe siècle à travers l'étude de l'arsenal de Rochefort, Mémoire de maîtrise, dirigé par Jean-Pierre Poussou et Michel Vergé-Franceschi, Paris IV-Sorbonne, 2000, Annexes, p. 11 et suiv.

Archives nationales : Marine, C2 83 - Liste des officiers de plume du département de Rochefort avec les éclaircissements nécessaires pour faire à leur égard des arrangements convenables aux intérêts du service et dans lesquels chacun d’eux puisse trouver un traitement proportionné à ses talents et autres qualités, Rapport de Ruis-Embito, Rochefort, 1750.

Archives nationales : Marine, C2 53 Rochefort.

Les amis à Givet

Quand un groupe des Amis du Château de Dourdan passe par les Ardennes pendant le week-end de Pâques, il ne peut éviter Givet, une commune située à la frontière Belge. La lecture de ces quelques lignes vous permettra de comprendre pourquoi.

A partir de la seconde moitié du XVIe siècle la région est âprement disputée. Charles Quint donne l’ordre de construire le fort de Charlemont, dès lors la place ne cesse de se renforcer, y compris après sa cessation à la France en 1680 en application du traité de Nimègue signé par Louis XIV en 1678.

Comme vous l’imaginez la ville est riche d’un imposant patrimoine fortifié malgré les destructions des deux conflits mondiaux et des années 1950. Aujourd’hui, il reste d’impressionnants vestiges d’un camp retranché selon des plans de Mr de Vauban. C’est l’un des deux derniers ouvrages de ce type en France. Si le lieu est superbe c’est malgré tout un chef-d’œuvre en péril. Les Amis du Château de Dourdan se sont donc offert une visite en costume de ce site incomparable : d’excellents souvenirs pour les participants.

En mars 1696, profitant de l’éloignement des armées Françaises, une opération est lancée sur Givet-Saint-Hilaire afin d’en incendier les magasins de fourrage. Le 14 au matin, la plus grande partie de la garnison de Namur renforcée par d’autres contingents quitte la ville avec 6 jours de vivres. La cavalerie et l’artillerie accompagnent cette troupe placée sous les ordres du Comte d’Atlhone et de Monsieur Coehorn, l’adversaire de Monsieur de Vauban. La Meuse est traversée à Namur et le lendemain La Lesse est franchie sur le pont Saint-Jean et deux autres ponts construits par la troupe. L’état des chemins est tel qu’une partie de l’artillerie, la plus lourde, doit être abandonnée. Le Comte d’Atlhone et une partie de la troupe viennent planter leur camp à proximité de Dinant tandis que l’autre partie, commandée Coehorn marche sur Givet. Le 15, il emploie la journée à placer son artillerie sur la hauteur de Croix-Gérard. Le bombardement commence le 16 au matin. Durant trois heures, Givet est sous le feu de l’artillerie. Givet-Saint-Hilaire est en flammes, le Grand quartier est touché, ainsi que l’hôpital et les casernes situées en ville. Heureusement, la garnison a eu le temps d’évacuer le grain et les poudres, car l’incendie causé en ville par les tirs à boulets rouges fait rage. Quelques maisons situées hors de l’enceinte sont également brûlées et Coehorn par crainte d’être coupé de ses bases arrières se replie précipitamment suite à l’arrivée d’une armée de secours commandée par le Général Boufflers. Sa mission est accomplie : le stock de fourrage est détruit. Charlemont n’a pour ainsi dire pas été inquiété par ces bombardements. Notons que Coehorn, au contraire de Vauban, préfère utiliser le mortier. Vauban juge l’artillerie de campagne plus souple d’utilisation et plus mobile. Bien utilisée, elle peut faire des ravages comme le fameux tir à ricochets pour détruire les pièces d’artillerie installées sur un rempart.
Suite aux bombardements de 1696, Vauban doit revoir la place. Givet-Notre-Dame est fortifiée selon le tracé de l’enceinte de 1643 mais le camp retranché du Mont d’Haurs doit venir comme point d’appui tandis que Givet-Saint-Hilaire est protégé par Charlemont. L’ensemble forme une seule et même ville protégée par de petits forts avancés comme le Fort des Vignes, le Fort de la Commune... Vauban souhaite aussi renforcer Charlemont car il n’est pas satisfait des défenses du front Ouest jugées insuffisantes. Ce sont ses successeurs qui accompliront ces travaux au XVIIIe siècle. Les fortifications du Mont d’Haurs ne sont commencées qu’en 1698. L’ouvrage est colossal, les murs atteignent 25 mètres d’épaisseur à la base. Il doit pouvoir accueillir les campements de 16 à 20 000 hommes. Ainsi Charlemont et Givet-Saint-Hilaire sont à l’abri des bombardements ennemis depuis cette hauteur. La roche très dure ralentie les travaux, aussi en 1703, Vauban donne la priorité à l’enceinte de Givet-Notre-Dame. Ces difficultés et le manque de budget sont à l’origine de l’arrêt des travaux en 1706, néanmoins à cette date l’ouvrage est déjà défendable et dissuasif. Lors du siège de 1815 les Prussiens n’osent pas l’attaquer.

Pascal Gaulain

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Les amis à Givet

Nos reconstitutions

  • IVe SIECLE APRES JC 

 

 samara

Le projet/plateau s’appuie sur la reconstruction d’une charobaliste : type engin de siège a ressort a torsion, technologie qui disparaît en Europe de l’ouest au Moyen-Age (500 après JC a 1500 après JC). L’essentiel du travail effectue durant l’hiver 2012/2013 a consisté à rendre présentable au public une version non encore fonctionnelle (c’est à dire pas de tir de projectile) de cette engin 120kg. Des aides extérieures précieuses ont été apportées par des groupes de reconstitution de l’époque Romaine durant toute la phase de conception et de réalisation. Le challenge de ce projet est qu’a cette dimension d’engin, c’est l’un des premiers à aboutir en France (difficulté de fabrication/sous-traitance des pièces, coûts élevés …). Le temps de mise en oeuvre (6 mois) a été accueilli comme un record par les ‘reconstituteurs’ avisés.

En parallèle de la construction de la baliste, trois costumes de blistères ainsi que leur campement ont été réalisés avec fidélité et entièrement à la main.

L’appellation « Romain Tardif » est remplacée par un nom d’unité : la « Classis Germanica »

- Pour des raisons de durée de déploiement et d’existence ( 1er siècle av. jusqu’au 4e siècle après JC) ainsi de que facilité de prononciation de nom, le choix se porte sur la Classis Germanica. Cette unité de marine est essentiellement affectée à la frontière de l’Empire sur le Rhin durant ses 5 siècles d’existence. Ses membres étaient recrutés en Gaule, donc pourquoi pas à Dourdan, un centre d’activité avéré durant cette période.

- Le choix permettra d’étendre la reconstitution « tardive » (fin de l’Empire Romain) à la période la plus représentée de début de l’Empire tout en maintenant certains équipements, sans pour autant changer de nom.

- Il est possible de présenter la « Classis anderetianorum » en fonction de l’évolution du projet. Cette unité est l’unité fluviale de Paris et opère exclusivement sur la Seine, donc plus proche de nous et elle est avérée au 4e siècle, mais néanmoins beaucoup moins bien documentée.

 

Evolutions prévues :

- Mise en état de tir de la baliste, correction des premiers éléments relevés lors des sorties à Marle et à Autun.

- Choix de motif des boucliers (Classis Germanica : double dauphins et tridents)

- Achèvement du costume civil dit « tardif » en collaboration avec les groupes de reconstitution de cette époque.

 

(Financement personnel par les membres de l’association qui s’intéressent à cette activité.)

 

  • XIIIe  SIECLE

- Participation à la fête médiévale de Dourdan, 1 et 2 Juin 2013.

- Achat d’un velum (auvent) qui servira pour les autres époques.

- Visite du marché historique de Pontoise en vue de confection de costumes (femmes et hommes). Financement individuel.

- Week-end au château les 13/14 Octobre 2013 : mise en situation de vie, civil et militaire.

(une vingtaine de participants – une cinquantaine de visiteurs)

 

Rappel :

La période dite « moyen âge » est le plateau principal de la reconstitution historique des ACM. Elle correspond a la date de construction du château médiéval, et donc au début du 13e siècle, ainsi qu’à son début « d’exploitation » comme place forte fin 13e siècle.

Le moyen âge est une période longue de mille ans (et riche) malheureusement réduite a un fantasme populaire souvent réducteur et surtout impossible à représenter de façon cohérente en un seul projet/plateau sur toute sa durée. C’est pourquoi il est important de préciser la période reconstituée du 13e siècle (elle-même déjà relativement grande), divisée en « début » et « fin ».

L’activité de reconstitution est a différentier de l’évocation théâtralisée ou du simple déguisement plus ou moins médiéval (en général pas du tout).

 

  • XVIIIe SIECLE

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Le projet initial est la reconstitution d’une Unité Franche de la Marine. Les costumes et uniformes de bases ont été commandés et subventionnés par la commune, à la fois à cause de leur complexité relative, de leur coût, et de la nécessité d’offrir un résultat cohérent et uniforme (Lors des renouvellements, un tiers au minimum d’une unité devait être rhabillée).

Actuellement, les fusils sont de bonnes reproductions, mais factices. L’objectif est de se doter de capacité à tirer à blanc à la poudre noire, l’évolution vers les armes à poudres étant un élément clé et différentiateur par rapport aux autres époques.

Des reproductions d’armes blanches ont été acquises à titre privé pour 4 soldats et officiers.

Il reste un gros travail de reproduction des cartouchières, à partir de cuir brut et boucles. Le cas échéant, des artisans Canadiens pourraient être sollicités.

Il est a noter qu’une erreur s’est glissée dans le cahier des charges des uniformes, appelant a une progressive correction.

Il n’y a pour le moment pas de campement dédié pour ce plateau.

Bricole

La bricole est une arme de jet médiévale.

Son apparition date du XIIe siècle. La bricole est un perfectionnement de la pierrière puisqu'on rajoute à cette dernière un contre-poids pour faciliter la traction sur la verge qui envoie les projectiles. Cet engin de défense est utilisé jusqu'au XVe siècle.

Constituée d'un balancier, appelé verge, au bout duquel est attachée une poche en cuir contenant des projectiles (boulets ou pierres), elle est actionnée en tirant sur l'autre extrémité du balancier. La traction est facilitée par l'ajout d'un contre-poids.

Sa taille, relativement faible, et son maniement simple permettaient que les femmes et les enfants utilisaient la bricole lors des sièges, libérant ainsi les hommes pour d’autres tâches..

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Les compagnies franches de la Marine (XVIIIe s.)

Les compagnies franches de la Marine étaient un ensemble d'unités d'infanterie autonomes rattachées à la Marine royale. Ces troupes constituaient la principale force militaire de France pouvant intervenir et tenir garnison en outre-mer de 1690 à 1761, date de leur radiation.
Chaque compagnie comptait cent hommes. À la tête de chaque unité, un lieutenant de vaisseau secondé par deux enseignes. Venaient ensuite un capitaine d'armes, quatre sergents, huit caporaux, deux tambours, un fifre et quatre-vingt-quatre soldats.
Une compagnie était divisée en quatre escouades d'effectifs équivalents. Ce nombre réduit permettait une souplesse d'utilisation inégalable par des unités plus importantes. Les unités recevaient un entraînement, un équipement et des compétences similaires mais étaient indépendantes les unes par rapport aux autres, d'où l'appellation de compagnies "franches". De plus, elles ne disposaient pas d'État-major et dépendaient du commandant du vaisseau ou du port dans lequel elles étaient affectées.
L'entraînement des militaires des Compagnies franches ne différait  pas de celles des autres fantassins royaux : maniement du mousquet, combat à l'épée, manœuvres collectives, rondes, patrouilles, parades. Ces soldats avaient pour atouts la polyvalence et la souplesse d'emploi. Ils devaient pouvoir assurer la défense des vaisseaux de combat et des ports de guerre du Royaume. Les fantassins des compagnies franches étaient en outre aptes et habitués aux opérations mer-terre.

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