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Enquête sur les plantes magiques

La nature et plus particulièrement les végétaux nourrissent l’imaginaire des hommes. Le rôle des plantes a toujours été plus ou moins connu : celles utilisées ont toutes la particularité d’être ou d’avoir été médicinales. On les utilise en tout ou partie sous diverses formes : feuilles, fleurs, racines ou encore tisanes, pommades ou même dans la pharmacopée moderne, en séparant une ou plusieurs de leurs molécules pour des cachets, pilules ou sirops.

 

 

Plante magique ou plante ordinaire ?

Les plantes « magiques » sont le reflets des différentes cultures : elles n’ont pas toujours un rôle semblable selon les époques ou les lieux.

Ce qui diffère les plantes « magiques » des autres plantes, c’est que le résultat n’est pas lié à une posologie précise et concrète mais à un rituel faisant intervenir des forces invisibles, à l’aide de prières, d’incantations, d’autres ingrédients plus ou moins mystérieux, ou même leur seule présence en un lieu suffisant à agir.

Avec les plantes magiques, il n’est plus seulement question de guérir un mal précis mais plutôt de s’attirer des bienfaits, des protections ou encore de provoquer des nuisances. Ce sont toutes ces plantes ayant une efficacité médicinale qui seront mêlées aux plantes magiques. Les prêtres égyptiens étaient le plus souvent des médecins. Les hommes ont tenté de rapprocher leurs croyances de la nature.

Dès la préhistoire, les hommes associaient des feuillages persistants à l’immortalité par exemple. Plus tard, on associait le nombre de feuilles ou de fleurs de la plante au sacré, on les investissait de symbolisme.

C’est ainsi que le fraisier aux feuilles trilobées fût associé à la Sainte Trinité. Le plus souvent, ce sont les racines qui ont un rôle maléfique. Fréquentant le monde souterrain, elles symbolisent les pulsions secrètes de l’homme, qu’elles soient sexuelles, meurtrières ou avides d’honneurs et de richesses faciles.

 

 

La « Théorie des signatures »

Au XIIème siècle, Paracelse va mettre en forme la « Théorie des signatures » esquissée par Aristote et des alchimistes. Cette théorie souligne des analogies entre la forme ou les couleurs de certaines plantes  et les différentes parties du corps humain. Dans les premiers textes orientaux, puis dans les innombrables versions et apports qui leur ont succédé, les plantes sont toujours présentes dès que l’on mentionne la magie. Cette pérennité est souvent confirmée par les botanistes. A titre d’exemple, la belladone, plante dangereuse vouée par les Grecs à Atropa, troisième Parque chargée de couper le fil de la vie humaine tissée par ses sœurs, a été baptisée au XVIIIe siècle « Atropa Belladona »

 

 

La cueillette des plantes

Cette opération est considérée comme très importante et déterminante pour l’emploi de plantes magiques. Pour chacune d’elles, la cueillette doit être effectuée de manière très précise : en fonction de la date et de l’heure la plus bénéfique mais aussi et surtout en fonction des planètes et des signes du zodiaque qui les régissent. Certains auteurs préconisent de suivre les phases du soleil pour la cueillette, d’autres la phase de la lune. Cette dernière a une grande importance sur la vie des plantes ; d’ailleurs, beaucoup de jardiniers suivent encore son cours pour planter et semer.

Ces exigences ne suffisent cependant pas aux plantes magiques. La cueillette demande d’autres attentions encore. Le plus souvent, la veille ou les jours précédent la cueillette, il a fallu délimiter la plante par un cercle tracé autour d’elle «pour éviter que ne s’échappe l’esprit du végétal». De nombreux auteurs affirment que les végétaux ont une « âme », en tout cas une sensibilité. Pour les concilier, les cueilleurs devaient observer certains rituels.

Un cas tout à fait spécial est celui de la très célèbre mandragore supposée naître sous les gibets, du sperme des pendus, et censée pousser un cri meurtrier au moment de son arrachage. Pour éviter d’être tué, le magicien ou l’herboriste y attachait un chien (noir de préférence) appâté avec une pitance placée un peu loin et qui arrachait la plante en s’élançant.

Souvent, il était coutume de verser une offrande au pied de la plante que l’on venait de cueillir : gâteau, grain de céréale, pièce de monnaie ou autre, pour se concilier l’esprit de la plante ou simplement de la remercier. De l’ensemble de ces précautions dépendait de la validité des opérations ultérieures ainsi que l’orientation, bénéfique ou non, que l’on veut lui donner.

 

Selon les origines des personnes ainsi que de leurs coutumes, il arrive que l’utilisation des mêmes plantes soit complètement différentes. Ainsi, ces dernières sont tantôt amies des humains et prêtes à les aider, tantôt amies des sorciers les plus noirs et les plus maléfiques. Les plantes expriment les désirs des hommes, elles portent leurs idées. Les plantes dites magiques sont en somme une sorte de reflet de l’humanité elle-même.

Autrefois, on croyait que la présence de la joubarbe sur un toit détournait la foudre. Par contre si la plante venait à fleurir, c’était signe de mort dans la maison. Selon les origines des personnes ainsi que de leurs coutumes, il arrive que l’utilisation des mêmes plantes soit complètement différente. Ainsi, ces dernières sont tantôt amies des humains et prêtes à les aider, tantôt amies des sorciers les plus noirs et les plus maléfiques. Les plantes expriment les désirs des hommes, elles portent leurs idées. Les plantes dites magiques sont en somme une sorte de reflet de l’humanité elle-même.

 

 

 

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