Paramètres

Taille police

ECRAN

Contrôles

Jardins thématiques

Plantes tinctoriales du château

Noms communs

 

Noms latins

Nomenclature binomiale

Parties utiles

 

Principes actifs

 

Propriétés

 

Notes

 

Aspérule odorante

Galium odoratum L.

Racine

Anthraquinones

Rouge

Récolte automne

Bleuet

Centaurea cyanus L.

Fleur

 

Bleu

Pouvoir tinctorial faible

Camomille des teinturiers

Anthemis tinctoria L.

 

Fleur

 

Apigenine (favone)

 

Jaune

 

 

 

Cardère

Dipsacus fullonum L.

Partie aérienne

Dipsacan (pseudo indican)

Bleu

 

Carthame

Carthamus tinctorius L.

Fleur

Carthamine

Jaune-rouge

 

Garance

Rubia Tinctoria L.

Racine

Alizarine+purpurine

Rouge

Récolte automne 3ème année

Cassis

Ribes nigrum L.

Fruit

Anthocyanes

Violacé

 

Fougère

Dryopteris

Feuille

 

Vert tendre

 

Gaude

Reseda luteola L.

Sommité fleurie

Lutéoline (Flavone)

Jaune

 

Genet à balais

Cytisus scoparius l.

Rameau fleur

Lutéoline (Flavone)

Jaune-Vert

Vert ->Tapisserie de Bayeux

Indigo

Indigofera tinctoria L.

Feuille

Indigo (précurseur indican)

Bleu

 

Iris fétide

Iris foetidissima L.

Racine

 

Noire

Encre noire

Iris

 

Iris germanica L.

 

Fleur

 

 

 

Vert

 

Encre Enluminure

(ref. Riches heures du Duc de Berry)

Pastel

 

Isatis tinctoria L.

 

Feuille de 1ere année

 

Indigo + Indirubine

(précurseur indican)

Bleu

 

 

 

Rhubarbe des jardins

Rheum X hybridum Murray

 

Racine

 

Anthraquinones

Ac. chrysophanique

Jaune orangé

 

Aussi oseille et autre rumex

 

Rose trémière

 

Alcea rosea

 

Pétale

 

Althaeine

6 anthocyanes + flavonols

Rouge-rose

 

 

 

Rudbeckia

 

Rudbeckia subtomentosa Echinacea

Pétale

 

 

 

Jaune

 

 

 

Safran

 

Crocus sativum L.

 

Stigmates de la fleur

 

Caroténoïde Crocétine+crocine

Jaune

 

Safran du Gâtinais labellisé par Louis XIV

Sureau

Sambucus nigra L.

Baies

Anthocyanes

Gris bleuâtre

Idem pour le S. Hièbe

Plantes médicinales ou aromatiques

 

Absinthe

 Artemisia absinthium L.

Aide à la digestion, tue les vers (oxyures)

Acanthe

Acanthus

Émollient, astringent, vulnéraire. Les feuilles broyées ont été utilisés comme cataplasme pour soulager les brûlures.

Achillée - achillea millefolium

Anti-inflammatoire, fait transpirer, bon pour rhumes et fièvres.

Agripaume

Leonurus cardiaca  L

Aide à l'accouchement, soigne le cœur, emménagogue, antispasmodique.

Aigremoine

Agrimonia eupatoria L.

Traitement des diarrhées légères, de digestion lente et difficile, insuffisance veineuse et crises hémorroïdaires.

Amour en cage

Physalis alkekengi L.

Traitement de la goutte et des œdèmes du fait de son caractère dépuratif et diurétique.

Ancolie -Aquilegia vulgaris

Favorise les sécrétions urinaires.

 Angelica archengelica L.

Préventive de la peste, allonge la durée de vie.

Armoise ou aurone

Artemisia vulgaris L.

Emménagogue, antispasmodique.

Feuilles dans les chaussures supprime la fatigue.

Arum - Arum maculatum L.

En cataplasme, contre les piqûres de serpents, panaris et cors.

Aspérule odorante

Galium odoratum L.

En tisane, fait beaucoup de bien à qui est en bonne santé. Anti-toussif.

Bardane

Arctium lappa L.

Diurétique, soulagement des douleurs rhumatismales, soins des dermatoses.

Camomille romaine

Anthemis nobilis L.

En tisane les fleurs soigne les digestions difficiles (spasmes digestifs douloureux, aérophagie, flatulences)

 

Cassis

Ribes nigrum L

Feuille : anti-rhumatismal, diurétique, anti-inflammatoire.

Fruit ou extraits de fruit : traitement des troubles circulatoires, augmentation de l'acuité visuelle, anti-œdème.

Cataire - Nepeta cataria L. 

Traitement de l’énervement, des rhumes, des grippes, et des fièvres.

Cerfeuil

Anthriscus cerefoliumL.

Digestif,  apéritif, diurétique, dépuratif.

Chélidoine

 Chelidonium majus L.

Traditionnellement utilisée pour guérir de nombreuses maladies (foie, rhumatismes...)

Consoude

Symphytum officinalis L.

Cicatrisation et soin des fractures.

Coquelicot

Papaver rhoeas L

Par ses propriétés émollientes, sédatives et béchiques, le coquelicot est un calmant de la toux et des irritations de la gorge.

Doronic

Doronicum pardalianches L.

Contre-poison, agit contre les palpitations et les vertiges.

Eglantier

Rosa canina L.

Les fruits (cynorhodons) sont employés contre les diarrhées, l'avitaminose et l'asthénie.

Fenouil

Foeniculum vulgare L.

Stimulant digestif, apéritif et carminatif, facilite la lactation des jeunes accouchées, calme les nourrissons, bains de bouche pour gencives et maux de gorge.

Fraisier sauvage

Feuilles diurétiques, digestives.

Fumeterre

Fumaria officinalis L.

Diurétique, purge  humeurs et obstruction du foie.

Germandrée petit chêne

Teucrium pseudochamaepitys L. 

Tonique, digestive, laxative, anti-hémorroïdaire

Guimauve - Althaea officinalis L

Racine adoucissantes, émollientes, laxatives et apéritives.

Joubarbe

Sempervivum tectorum L.

Contre irritations et maladies de la peau (verrues, cors…), calme la dysenterie, les aphtes, les otites.

Laurier - Laurus nibilis L.

Antibactérien, antiseptique.

Lavande officinale

 Lavandula angustifolia Mill.

Cicatrisante, anti-rhumatismale, calme les maux de tête, l’anxiété, la nervosité.

Livèche - Levisticum officinale L.

Diurétique, tonique du système nerveux, soigne rhumatisme et arthrite.

Origan Marjolaine

Origanum majorana L.

Herbe réchauffante et relaxante, avec des propriétés antiseptiques.

Marguerite - Leucanthenum

Antispasmodiques, calmantes, digestives, astringente tout comme la camomille.

Mauve

Malva sylvestris L.

On l'utilise pour apaiser toux, maux de gorge, aphtes, bronchites, enrouements, et laryngites.

Mélisse

Melissa officinalis L.

Plante sédative, digestive, relaxante, antispasmodique, insecticide, antivirale, antibactérienne.   Eau des Carmes, liqueur préférée de Charles-Quint (1611).

 

 

Menthe pouliot

Mentha pulegium L.

Tonique, anesthésique, antispasmodique, stimulante pour le cerveau et l'estomac, carminative, apéritive, vermifuge, digestive, antiseptique, panacée !

Menthe de coq

Balsamite major Desf

Ses feuilles préparées en infusion étaient réputées avoir des propriétés toniques, antispasmodiques et fébrifuges.

 

Millepertuis officinal

Hypericum perforatum L

Faire macérer les fleurs récoltées l'été dans de l'huile d'olive. Laisser la bouteille au soleil durant 3 semaines le temps que l'huile devienne rouge. Ce pigment rouge a des propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires, et antalgiques.

Molène bouillon blanc

Verbascum thapsus L.

On utilise les fleurs, préparées en infusion avec de l'eau ou du lait contre les toux, les bronchites, et même les extinctions de voix..

Nigelle de Damas

Nigella damascena L.

Les graines de nigelle servent à faire une huile (connue des pharaons) aux vertus calmantes, régénérantes, vitalisantes et anti-inflammatoires pour la peau.

Origan

Origanum vulgare L.

Antiseptique, il est utilisé en infusion en cas de rhume, de grippe, et pour stimuler la digestion.

Grande Ortie

Urtica dioica L.

Les feuilles sont utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales)

Oseille

Rumex acetosa L.

Frotter une feuille sur une peau piquée par les orties ou les insectes supprime les démangeaisons.

Pariétaire de Judée

Parietaria officinalis L.

Diurétique, hépatique, stomacale, dépurative, nettoie les voies urinaires.

Persil

Petroselinum crispum L.

On emploie la racine comme diurétique, les feuilles et la semence comme stimulant et emménagogue. En cataplasme contre les engorgements laiteux.

Pervenche

Vinca major L.

L’infusion des feuilles est stimulante de la fonction gastrique et décongestionnante.

Pivoine officinale

Paeonia officinalis

Au Moyen Age, la racine était prisée comme remède anti-épileptique, antispasmodique et narcotique.

 

Plantain lancéolé

Plantago lanceolata L.

Il purifie le sang, les poumons et l'estomac et est indiqué pour cette raison aux personnes anémiques.

Les feuilles fraîches empêchent l’échauffement des pieds et enlève le feu des orties..

Primevère officinale

Primula veris L.

Toute la plante a des propriétés analgésiques, anti-spasmodiques, diurétiques, pectorales et expectorantes

Pulmonaire

Pulmonaria officinalis L.

La pulmonaire est expectorante, astringente et diurétique. Elle a été utilisée depuis l'antiquité pour traiter les maladies des voies respiratoires.

Raifort

Armoricia rusticana

La racine a des propriétés dépuratives et stimulantes ; elle est surtout très riche en vitamine C.

Rhubarbe

Rheum L.                               

La substance secrétée par sa racine a une action antiseptique sur les problèmes de foie. Bon anti-inflammatoire pour les muqueuses buccales. Les tiges sont laxatives.

Romarin

Rosmarinus officinalis

Le romarin permet d'activer les fonctions digestives, en particulier le travail de la vésicule biliaire

Rue officinale

Ruta chalepensis L.

A petite dose, la rue a la réputation d'avoir des vertus toniques et stimulantes qui facilitent la digestion. Elle a la réputation d'être abortive.

Safran

Colchicum autumnale L.

En Europe médiévale, on utilisait le safran pour traiter des infections respiratoires et maladies comme la toux, le rhume, la scarlatine, la variole, l’asthme …

Santoline

Santolina rosmarinifolia L.

Action stimulante, stomachique, emménagogue et antispasmodique.

Saponaire

Saponaria officinalis L.

Dépurative, diurétique, vermifuges, expectorant. On l'emploie contre les rhumatismes et certaines dermatoses.

Sarriette

Satureja L.

Les feuilles et les sommités fleuries sont digestives, stimulantes, antiseptiques et antiputrides.

Sceau de Salomon

Polygonatum odoratum

Cuit à l’étouffé, le rhizome écrasé, posé sur bosses et contusions les fait disparaître.

Souci officinal

Calendula officinalis L.

Il a des propriétés anti-inflammatoires, anti-œdémateuses, anti-oxydantes, anti-virales …

Tanaisie

Tanacetum vulgare L.

Ses feuilles préparées en infusion étaient réputées avoir des propriétés toniques, antispasmodiques et fébrifuges.

Thym ou Serpolet

Thymus vulgaris L.

En tisane, il soigne les infections respiratoires, il draine le foie. C'est aussi un excellent calmant.

Tussilage

Tussilago farfara L.

L'infusions de feuilles ou de fleurs est réputée pour lutter contre la toux, les bronchites, les trachéites et les rhumes.

Violette

Viola L.

Contre les maux de tête, l'insomnie et la mélancolie, pour guérir acné et infection de la peau.

Enquête sur les plantes magiques

La nature et plus particulièrement les végétaux nourrissent l’imaginaire des hommes. Le rôle des plantes a toujours été plus ou moins connu : celles utilisées ont toutes la particularité d’être ou d’avoir été médicinales. On les utilise en tout ou partie sous diverses formes : feuilles, fleurs, racines ou encore tisanes, pommades ou même dans la pharmacopée moderne, en séparant une ou plusieurs de leurs molécules pour des cachets, pilules ou sirops.

 

 

Plante magique ou plante ordinaire ?

Les plantes « magiques » sont le reflets des différentes cultures : elles n’ont pas toujours un rôle semblable selon les époques ou les lieux.

Ce qui diffère les plantes « magiques » des autres plantes, c’est que le résultat n’est pas lié à une posologie précise et concrète mais à un rituel faisant intervenir des forces invisibles, à l’aide de prières, d’incantations, d’autres ingrédients plus ou moins mystérieux, ou même leur seule présence en un lieu suffisant à agir.

Avec les plantes magiques, il n’est plus seulement question de guérir un mal précis mais plutôt de s’attirer des bienfaits, des protections ou encore de provoquer des nuisances. Ce sont toutes ces plantes ayant une efficacité médicinale qui seront mêlées aux plantes magiques. Les prêtres égyptiens étaient le plus souvent des médecins. Les hommes ont tenté de rapprocher leurs croyances de la nature.

Dès la préhistoire, les hommes associaient des feuillages persistants à l’immortalité par exemple. Plus tard, on associait le nombre de feuilles ou de fleurs de la plante au sacré, on les investissait de symbolisme.

C’est ainsi que le fraisier aux feuilles trilobées fût associé à la Sainte Trinité. Le plus souvent, ce sont les racines qui ont un rôle maléfique. Fréquentant le monde souterrain, elles symbolisent les pulsions secrètes de l’homme, qu’elles soient sexuelles, meurtrières ou avides d’honneurs et de richesses faciles.

 

 

La « Théorie des signatures »

Au XIIème siècle, Paracelse va mettre en forme la « Théorie des signatures » esquissée par Aristote et des alchimistes. Cette théorie souligne des analogies entre la forme ou les couleurs de certaines plantes  et les différentes parties du corps humain. Dans les premiers textes orientaux, puis dans les innombrables versions et apports qui leur ont succédé, les plantes sont toujours présentes dès que l’on mentionne la magie. Cette pérennité est souvent confirmée par les botanistes. A titre d’exemple, la belladone, plante dangereuse vouée par les Grecs à Atropa, troisième Parque chargée de couper le fil de la vie humaine tissée par ses sœurs, a été baptisée au XVIIIe siècle « Atropa Belladona »

 

 

La cueillette des plantes

Cette opération est considérée comme très importante et déterminante pour l’emploi de plantes magiques. Pour chacune d’elles, la cueillette doit être effectuée de manière très précise : en fonction de la date et de l’heure la plus bénéfique mais aussi et surtout en fonction des planètes et des signes du zodiaque qui les régissent. Certains auteurs préconisent de suivre les phases du soleil pour la cueillette, d’autres la phase de la lune. Cette dernière a une grande importance sur la vie des plantes ; d’ailleurs, beaucoup de jardiniers suivent encore son cours pour planter et semer.

Ces exigences ne suffisent cependant pas aux plantes magiques. La cueillette demande d’autres attentions encore. Le plus souvent, la veille ou les jours précédent la cueillette, il a fallu délimiter la plante par un cercle tracé autour d’elle «pour éviter que ne s’échappe l’esprit du végétal». De nombreux auteurs affirment que les végétaux ont une « âme », en tout cas une sensibilité. Pour les concilier, les cueilleurs devaient observer certains rituels.

Un cas tout à fait spécial est celui de la très célèbre mandragore supposée naître sous les gibets, du sperme des pendus, et censée pousser un cri meurtrier au moment de son arrachage. Pour éviter d’être tué, le magicien ou l’herboriste y attachait un chien (noir de préférence) appâté avec une pitance placée un peu loin et qui arrachait la plante en s’élançant.

Souvent, il était coutume de verser une offrande au pied de la plante que l’on venait de cueillir : gâteau, grain de céréale, pièce de monnaie ou autre, pour se concilier l’esprit de la plante ou simplement de la remercier. De l’ensemble de ces précautions dépendait de la validité des opérations ultérieures ainsi que l’orientation, bénéfique ou non, que l’on veut lui donner.

 

Selon les origines des personnes ainsi que de leurs coutumes, il arrive que l’utilisation des mêmes plantes soit complètement différentes. Ainsi, ces dernières sont tantôt amies des humains et prêtes à les aider, tantôt amies des sorciers les plus noirs et les plus maléfiques. Les plantes expriment les désirs des hommes, elles portent leurs idées. Les plantes dites magiques sont en somme une sorte de reflet de l’humanité elle-même.

Autrefois, on croyait que la présence de la joubarbe sur un toit détournait la foudre. Par contre si la plante venait à fleurir, c’était signe de mort dans la maison. Selon les origines des personnes ainsi que de leurs coutumes, il arrive que l’utilisation des mêmes plantes soit complètement différente. Ainsi, ces dernières sont tantôt amies des humains et prêtes à les aider, tantôt amies des sorciers les plus noirs et les plus maléfiques. Les plantes expriment les désirs des hommes, elles portent leurs idées. Les plantes dites magiques sont en somme une sorte de reflet de l’humanité elle-même.

 

 

 

News Letter

Vous êtes ici : Home Activités Jardins Jardins thématiques